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Actualités du crédit : nouvel avant-projet de loi pour une meilleure protection du consommateur ?

Législation Crédit & Protection de l’Emprunteur

Législation du Crédit en Belgique : ce que tout emprunteur doit savoir en 2026

En 2026, la législation sur le crédit en Belgique se renforce pour mieux protéger les consommateurs face à l’augmentation des emprunts et des défauts de paiement. Comprenez les enjeux, les mesures envisagées par le gouvernement et leurs impacts concrets sur vos projets de crédit à la consommation ou crédit hypothécaire.

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Crédit, législation et sécurité financière : un équilibre délicat

Le recours au crédit reste un levier essentiel pour financer un logement, un véhicule ou des projets personnels. Mais la hausse du coût de la vie, la stagnation des salaires et la pression fiscale accentuent le risque de surendettement. D’où la volonté du gouvernement de durcir les règles d’octroi, en particulier pour le crédit à la consommation et le crédit hypothécaire.

Cette page vous aide à décrypter les mesures en préparation, leur logique et leurs limites, afin de rester acteur de vos décisions financières, en toute connaissance de cause.

Un constat préoccupant : plus de crédits, plus de défauts de paiement

Depuis plusieurs années, le nombre de contrats de crédit signés en Belgique est en nette augmentation, tout comme les montants empruntés. Cette dynamique conduit mécaniquement à une hausse sensible des défauts de paiement : une part non négligeable des emprunteurs peine à honorer ses engagements, dans un contexte où le coût de la vie ne cesse d’augmenter.

crédit hypothécaire

Plusieurs facteurs se combinent : une tendance culturelle à vivre à crédit, un besoin de consommer très fort, une augmentation marquée des prix depuis plus de dix ans, et des revenus qui progressent plus lentement que les dépenses. À titre d’illustration, l’immobilier a pu croître de près de 200 % en une vingtaine d’années, tandis que les salaires n’augmentaient que d’environ 70 %. À cela s’ajoute une pression fiscale élevée qui réduit le revenu disponible des ménages.

Dans ce contexte, beaucoup de consommateurs n’ont plus d’autre solution que de recourir au crédit pour maintenir leur niveau de vie, financer leur logement ou faire face à des dépenses imprévues. Le crédit devient alors un outil ambivalent : indispensable pour certains, risqué pour d’autres, selon la façon dont il est utilisé et encadré.

Un modèle économique fondé sur la consommation et le recours au crédit

L’économie actuelle repose massivement sur la consommation. Lorsque la croissance ralentit, le diagnostic est souvent le même : « nous ne consommons pas assez ». Les entreprises, notamment dans l’industrie ou l’automobile, voient leurs carnets de commandes se réduire lorsque la demande se contracte. Parallèlement, de nombreux pays européens importent plus qu’ils n’exportent, fragilisant encore davantage leurs équilibres économiques.

Le paradoxe est clair : les autorités appellent à soutenir la croissance par la consommation, tout en augmentant la fiscalité et en resserrant les contraintes réglementaires, ce qui réduit le pouvoir d’achat réel des ménages. Cette tension pousse certains consommateurs à multiplier les crédits pour conserver un certain confort de vie, voire pour répondre à une véritable addiction à la consommation.

Dans ce schéma, les établissements de crédit se retrouvent souvent désignés comme responsables des difficultés financières de certains emprunteurs, accusés d’encourager le surendettement. Pourtant, la réalité est plus nuancée : les organismes professionnels appliquent déjà des analyses de solvabilité strictes et ne peuvent prêter durablement à perte. La question centrale reste donc l’équilibre entre responsabilité individuelle, transparence de l’information et protection du consommateur.

Renforcement de la législation du crédit : les principales mesures envisagées

Pour répondre à la hausse des défauts de paiement et au risque de surendettement, le gouvernement belge a préparé un avant-projet de loi destiné à renforcer la législation du crédit à la consommation et du crédit hypothécaire. L’objectif affiché : mieux protéger les emprunteurs en encadrant plus strictement l’octroi et la commercialisation des crédits.

Parmi les mesures envisagées, plusieurs axes se dégagent :

Moins de pression publicitaire

Réduction de la publicité pour le crédit accordée aux institutions financières, afin de limiter l’incitation à emprunter, en particulier pour les crédits à la consommation non essentiels.

Solvabilité davantage contrôlée

Renforcement des recherches sur la solvabilité, non seulement de l’emprunteur, mais aussi de son environnement professionnel, afin de mieux anticiper les risques de défaut de paiement.

Information accrue pour l’emprunteur

Mise à disposition de davantage d’informations standardisées et détaillées, pour permettre aux consommateurs de comprendre les coûts réels, les risques et les engagements liés à leur crédit.

Le crédit hypothécaire est particulièrement visé, notamment via un encadrement plus strict des offres conjointes qui conditionnent un meilleur taux à la souscription de produits annexes (comme l’assurance incendie). L’enjeu est d’éviter que l’emprunteur se voie imposer des services complémentaires dont il ne mesurerait pas pleinement le coût ou la pertinence.

Un projet contesté : protection nécessaire ou réglementation excessive ?

Du point de vue de nombreux professionnels du crédit, ce durcissement législatif pose plusieurs problèmes. D’abord, certains craignent une infantilisation du consommateur : dans une société où les lois sont déjà très codifiées, l’emprunteur devrait aussi être responsabilisé et conscient de la portée de ses engagements, plutôt que considéré systématiquement comme vulnérable.

Ensuite, réduire la publicité pour le crédit ne s’attaque pas au fond du problème. Ce n’est pas tant la promotion des produits de financement qui alimente la surconsommation, que la publicité massive pour la consommation elle-même (voyages, équipements, loisirs, etc.). Par ailleurs, les institutions financières intègrent déjà l’analyse de solvabilité au cœur de leurs processus, car prêter à des profils non viables mettrait en danger leur propre équilibre économique.

Enfin, ajouter toujours plus d’information peut produire l’effet inverse de celui recherché : des contrats, fiches et annexes de plus en plus volumineux, difficilement lisibles pour le grand public. Pendant ce temps, les réels risques de défaut sont souvent plus marqués sur de petits crédits à la consommation (par exemple, un emprunt de 5 000 € pour financer des vacances) que sur le crédit hypothécaire, qui reste l’un des crédits les mieux garantis et les plus encadrés du marché.

Impact sur l’emploi, la fiscalité et l’accès au crédit

En multipliant les contraintes imposées aux institutions de crédit, le risque est de freiner la dynamique économique globale. Les professionnels du secteur alertent sur des conséquences potentielles en termes d’emplois et de rentabilité : selon l’Union professionnelle du crédit (UPC), certaines mesures pourraient entraîner la suppression de centaines d’emplois dans le domaine du crédit.

À moyen terme, une réglementation trop rigide peut également restreindre l’accès au crédit pour les profils les plus fragiles ou atypiques. Or, pour de nombreux ménages qui traversent une difficulté temporaire (perte d’emploi, séparation, dépenses imprévues), un crédit bien structuré peut être un outil de rééquilibrage et de rebond, à condition d’être adapté à leur situation et accompagné de conseils responsables.

Le véritable enjeu de la législation crédit en 2026 est donc de trouver un juste milieu : protéger efficacement les consommateurs contre les abus et le surendettement, sans bloquer l’investissement, la consommation utile et la création d’emplois. Une approche équilibrée, combinant encadrement strict, pédagogie financière et accompagnement personnalisé, reste la voie la plus constructive.

Nos atouts pour vous accompagner dans un cadre légal renforcé

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