L’’inflation est la dévaluation de l’argent provoquée par ce que l’on appelle la spirale des prix et des salaires. Cette spirale correspond à l’augmentation constante des prix et des salaires par influence réciproque. Elle est mesurée au moyen de l’indice des prix à la consommation.

Simulez votre prêt en ligne

Selon un rapport conjoncturel publié récemment par la Banque nationale de Belgique, la hausse des prix à la consommation serait de 2,2 % en 2012. Cependant, le Bureau fédéral du plan a revu ces prévisions d’inflation à la hausse pour 2012, de 2,7 % à 3 %. Ces nouvelles prévisions tiennent compte de mesures gouvernementales comme la fixation d’un prix maximum pour le gaz et l’électricité.

Ce sont en effet les prix du pétrole et des matières premières qui tirent depuis des mois l’indice des prix à la consommation vers le haut. En conséquence, les autorités de plusieurs pays européens, comme la Belgique et la France, ont mis au point des mécanismes de blocage des prix afin de limiter l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des consommateurs.

Cependant, malgré les mesures d’économie, les salaires vont augmenter, et ceci grâce au mécanisme de l’index. Cette augmentation variera de 2 à 3,17 pc selon les secteurs.

Selon les derniers chiffres,  l’indice des prix à la consommation a progressé de 3.2% en rythme annuel au mois de mars, enregistrant son plus fort taux de croissance en l’espace de quinze ans.

Impact de l’inflation

A première vue, c’est donc plutôt une mauvaise nouvelle pour les consommateurs. Cependant, une catégorie peut sans doute tirer son épingle du jeu : les emprunteurs de crédits à taux fixe. En effet, pour ceux qui ont souscrit un crédit à taux fixe (avec une mensualité fixe), sous l’impact de l’inflation et sous réserve que leur salaire progresse, le poids de la mensualité de remboursement va diminuer. Attention cependant à relativiser cet impact bénéfique pour les ménages : tout d’abord l’inflation va se traduire à court terme par une perte de pouvoir d’achat, puis l’effet favorable n’existera que si les salaires augmentent.

Par ailleurs, le caractère durable de cette inflation est aussi important pour que les effets soient notables, alors que la BCE continue à faire de la lutte contre cette dernière sa priorité.

A titre d’exemple, pour une mensualité de 990€ consentie avec un salaire de 3 000€, si l’inflation se poursuit à un rythme annuel de 3% sur 3 ans et que le salaire progresse au même rythme, l’emprunteur remboursera 990€ avec un salaire de 3278€, soit un endettement qui passerait de 33% à 30%.  Cette consolation est plutôt maigre. On retiendra plutôt que le retour de l’inflation agit comme une redistribution des richesses puisqu’il appauvrit les épargnants pour enrichir les emprunteurs.

Enfin, il faut tenir compte des politiques d’austérité au sein de l’EEE. En effet, nous savons que si le déficit de la balance commerciale allemande est meilleur que chez ses voisins, c’est parce qu’en Allemagne les salaires augmentent moins vite que l’inflation. Ainsi,  nous ne sommes plus dans un schéma d’économie quasi fermée comme dans les années 70. Notre ouverture sur le monde risque de rendre la progression des salaires plus lente, voire bien inférieure à l’inflation et ce afin d’augmenter la compétitivité des pays les uns par rapport aux autres.

Simulez votre prêt en ligne

En conclusion

Beaucoup d’encre a coulé récemment à ce sujet. Certains partis de droite évoquent la nécessité de réduire le prorata d’augmentation des salaires par rapport à l’augmentation de l’inflation comme en Allemagne. Cette position semble être un véritable casus belli pour l’ensemble des partis de gauche en Europe.

Reste à savoir si face à aux réalités de l’ouverture de l’économie mondiale et face à la compétitivité extraordinaire en Asie, les pays européens ne seront pas contraints de toucher à la règle de l’indexation des salaires face à l’inflation.

Contactez-nous :