Regroupement credit : Le surendettement non-lié au credit augmente
04/11/2011
En Belgique, le surendettement augmente, mais les dettes des ménages ne sont plus autant liées au crédit qu'auparavant. Aujourd'hui, les inquiétudes des consommateurs tournent autour des dépenses quotidiennes (loyer, téléphone, frais médicaux), auxquelles ils ont de plus en plus de mal à faire face.
D'après les statistiques de l’Observatoire du crédit et de l’Endettement, portant sur la période 2001-2007, la "proportion des dossiers comprenant exclusivement un endettement non lié au crédit est passée, de manière plus ou moins linéaire, d’environ un cinquième à plus d’un quart." Aujourd'hui, sur l'ensemble des personnes qui se trouvent dans une procédure de règlement collectif de dettes, plus d'un tiers d'entre elles n'ont pas de dettes de crédit.
Quand il n'est pas lié au crédit, ce phénomène de surendettement incombe surtout à des revenus structurellement trop bas, qui ne permettent plus aux ménages de faire face à des dépenses normales.
Ainsi, toujours selon les chiffres de l'Observatoire du crédit et de l’Endettement, "plus les revenus des ménages surendettés sont faibles, plus l’endettement non lié au crédit est fréquent. Cela révèle ainsi les difficultés des ménages à accéder à des biens et services vitaux et nécessaires à une vie digne (notamment ; eau, énergie, soins de santé)".
Des solutions ont déjà été trouvées pour le surendettement lié au crédit, à savoir le regroupement de crédit. Le regroupement de crédit a été mis en place pour permettre aux emprunteurs en difficulté financière de regrouper leurs différents crédits (crédit hypothécaire, crédits à la consommation, etc.) en un seul prêt. Par le biais du regroupement de crédit, l'emprunteur peut allonger la durée de son crédit et le rembourser à des taux plus bas, ce qui diminue ses charges mensuelles. Le regroupement de crédit allège donc les factures en fin de mois, pour éviter à l'emprunteur de tomber dans le rouge.
Depuis le 1er juin 2003, la Centrale des crédits aux particuliers s'est également dotée d'un fichier positif, qui recense tous les encours de crédit d'un particulier auprès de divers organismes de crédit. Ce fichier permet, entre autre, d'engager la responsabilité des banques et sociétés de crédit en cas de crédit défaillant. En effet, un organisme de crédit qui accorderait un prêt à une personne en situation de surendettement serait tenu responsable des nouvelles difficultés financières de son client puisque le crédit aurait été accordé en toute connaissance de cause.
Une proposition avait été déposée pour étendre ce fichier aux encours liés aux charges courantes (loyer, frais médicaux, facture de téléphone...). Toutefois, contrairement aux dettes de crédit, le fichage des dettes du quotidien a suscité une véritable levée de boucliers. Car au-delà des dettes, ce système mènerait à un fichage des personnes et une atteinte à leur vie privée.
(source: La Libre Belgique)



